Estrée-Blanche

À visiter autour de la ville d'Estrée-Blanche

Le Baillage

Grand place
62120 Aire-sur-la-Lys (8 km)

Depuis sa construction en 1600 cette façade d’Aire sur la Lys est devenue incontournable. Pierre Framery, son architecte, fut inspirée par l’ancien hôtel de ville d’Amsterdam, aujourd’hui disparu. Les travaux qui n’ont duré qu’une seule année ont été si rapides que le bâtiment est devenu fragile avec les années, ce qui a engendré de nombreuses restaurations par la suite dont une en 2015.

Le Baillage tient son nom de l’ancien tribunal de la ville, à l’époque, les Baillis étaient des autorités du territoire. Construit dans un style Renaissance de conception Flamande, il est depuis 1970 le siège de l’office de tourisme.

Vrai joyau d’architecture il se compose de trois et quatre arcades soutenues par de fines colonnes de pierre, ses trois façades et ses attiques sont ornées de sublimes représentations des vertus théologales, cardinales, des quatre éléments et d’une statue. L’intérieur quant à lui comporte quatre pièces : la cave, la salle, la petite salle et les combles.

Classé Monument Historique en 1886, cet édifice ne pourra que vous plaire, de part son histoire mais également de sa beauté.


La Collégiale Saint-Pierre

Place de Saint-Pierre
62120 Aire-sur-la-Lys (8 km)

En remplacement de l’église romane du Chapitre de chanoines, une collégiale fut construite à Aire-sur-la-Lys au 16e siècle. Cette construction s’étendit durant près d’un siècle et demi. De style gothique flamboyant, cet impressionnant édifice est principalement constitué de briques et de pierres.

Malgré ses dimensions considérables, la tour s’écroula peu de temps après l’achèvement de la construction en 1624. Ce n’est que 10 ans plus tard que la reconstruction fut définitivement terminée.

La collégiale fut ensuite très endommagée par les sièges qu’elle a dû subir de 1641 à 1710. Le transept, la salle capitulaire et certaines chapelles furent détruits et incendiés. Les voûtes de la Nef et de la tour se sont effondrées et en 1944, c’est le chœur qui ne pu résister aux bombardements.

Classé monument historique en 1862, cet édifice témoigne de nombreuses restaurations de part ses différents styles architecturaux. En effet, au rez-de-chaussée, la Nef, le chœur et les voûtes hautes sont toujours de style gothique avec leurs croisées d’ogives, tandis que l’étage supérieur et le décor traversent les années pour atteindre un style classique et baroque.

En plus de sa splendeur architecturale, la collégiale présente un riche mobilier, tel qu’un buffet d’orgues datant de 1633, la statue de Notre-Dame de Panetière qui garde un œil protecteur sur la ville, le jubé ainsi que la chapelle du St Sacrement avec sa vierge à l’enfant.

Aire-sur-la-Lys, Pas-de-Calais, Hauts-de-France, chapelle du saint-sacrement

La Coupole

Rue Mont à Cars
62570 Helfaut (12 km)

De novembre 1943 à Mars 1944, les Nazis ont entrepris, près de Saint-Omer, la construction de la coupole, base de lancement de la fusée V2. Cette arme secrète révolutionnaire fut mise au point par les Allemands dans le but d’anéantir Londres et d’inverser le cours de la guerre en leur faveur.

La coupole est aujourd’hui un centre d’histoire et de mémoire retraçant une période de la Seconde Guerre Mondiale : la conquête spatiale, les armes secrètes allemandes et l’occupation allemande dans le Nord de la France… Grâce à l’historien Yves Le Maner, chargé de la réalisation du programme historique, vous pourrez revivre les relations entre la Guerre et la Science, le système du nazisme, la violence de la Guerre Eclair, les jours « gris » de l’occupation, les combats anonymes de la résistance ainsi que les joies et les peines de la libération, à l’aide de nombreux documents tels que des films, des documents, maquettes et témoignages.

Pour la construction de la coupole de béton, les ingénieurs allemands ont mis au point un procédé original permettant la rapidité d’élaboration d’un édifice colossal. A l’aide d’immenses pelleteuses, ils forèrent dans la craie à la surface du plateau. Ensuite, ce moule fut recouvert de terre afin d’en parfaire la forme, et d’un puissant ferraillage. Puis, les ingénieurs coulèrent du béton en utilisant des pompes. Aujourd’hui, le site de 55 000 tonnes est devenu un lieu de mémoire, témoin de la folie nazie.

Audioguidage par infrarouge (en quatre langues au choix : français, anglais, allemand, néerlandais) et vidéodisques sont à votre disposition. Deux heures trente pour visiter un site fascinant au cœur de l’histoire et des sciences. N’oubliez pas de faire un détour par la boutique qui vous proposera livres, souvenirs et produits régionaux.

La Coupole

Arc International

Zone Industrielle - RN 43
62510 Arques (16 km)

Elle fait toute la fierté de la ville, c’ est le leader mondial des Arts de la Table, la Verrerie Cristallerie d’Arques vous accueille au sein de sa surprenante structure dans la région Audomaroise.

Créée en 1825, la Verrerie Cristallerie d’Arques fut à l’origine de la fabrication automatisée du cristal grâce aux fours à bassin. Cette révolution technologique fut inspirée des Etats-Unis, puis des machines à souffler ont peu à peu été installées. Vers 1950, les innovations se poursuivent car des machines à décor voient le jour et donneront naissance à la première marque de l’entreprise : Luminarc. Grâce à la première révolution industrielle, les machines se perfectionnent et l’on voit alors apparaître les tous premiers verres à pied. Les produits seront commercialisés sous la marque Cristal d’Arques Paris vers 1968.

C’est seulement en 2000 que la Verrerie Cristallerie d’Arques devient Arc International après avoir créé des filiales de ventes et de production notamment aux Etats-Unis, en Italie et en Espagne. Arc International est aujourd’hui un groupe mondialement connu, créateur, producteur, distributeur, toujours plus innovant et soucieux du développement durable.

Partez à la découverte de la conception de ces produits d’élégance au fil d’une visite guidée de cette chaleureuse structure. L’entreprise vous sera d’abord présentée ainsi que son histoire, puis la fabrication du verre n’aura plus aucun secret pour vous grâce à la projection d’un film, enfin, vous entrerez dans la pratique avec la visite d’une authentique unité de production.

N’oubliez pas de faire un saut au magasin d’Arc, qui propose ses propres produits tous chauds sortis du four.

Les verres de la société Arc, entreprise lauréate des Trophées Développement Durable de Carrefour en 2012

Le Musée de l'Abbé Delétoille

1 rue du Maréchel Leclerc
62310 Fruges (16 km)

L’Abbé Delétoille, passionné d’histoire, avait amassé de nombreux objets divers, tout au long de sa vie, de part ses nombreux voyages. C’est un musée, situé au bas de la Grand’Place de Fruges et inauguré en souvenir de ce généreux personnage en 1983, qui expose une grande partie de ses collections de faïences, cuivres et armes anciennes.

Né le 1er février 1887 à Preures, l’Abbé Nestor Delétoille fut ordonné prêtre le 12 juillet 1912. En 1914, il est mobilisé en tant qu’infirmier brancardier sur le front français puis il enseigna pendant 18 ans au collège Saint Bertulphe de Fruges. A 50 ans, il reçoit la charge de 4 paroisses dont il restaure les églises, mais aussi de nombreuses chapelles. Il édifie 21 calvaires. En plus d’être travailleur, il est aussi un grand voyageur. Il se rend 39 fois en pèlerinage à Lourdes, 3 fois à Saint Jacques de Compostelle. On le retrouve également à Rome, en Grèce et à Jérusalem.

Ses collections de Christ, de statues, de chandeliers sont impressionnantes (plus de 3 000 pièces). Il rassemble également nombre de céramiques, étains, armes et objets provenant de fouilles archéologiques qu’il expose dans sa maison de la rue des Fontaines. Il meurt le 10 juin 1968. Il lègue alors à l’Institution Saint Bertulphe les objets religieux de son musée et à la ville de Fruges les autres collections. Installée au premier étage de la fondation Boudenoot, la salle d’exposition consacrée à l’Abbé Delétoille contient plus de 600 objets des XVIII, XIX, et XX ème siècles.

Au fil de la visite, redécouvrez les faïences de 30 origines différentes, les plats, assiettes et bougeoirs en étain, les cuivres utilitaires et décoratifs, les armes, les pipes, les chaussures et les outils rappelant l’artisanat local. Vous aurez également l’occasion de revisiter la ville du début de ce siècle grâce à plus de 200 cartes postales et documents présentés.

Ascenseur à bateaux des Fontinettes

Rue de l'Ascenseur
62510 Arques (16 km)

Situé dans la ville d’Arques, cet ascenseur à bateaux est l’unique en France. Construit entre 1881 et 1887 ce dernier a pour but de remplacer une échelle de 5 écluses sur le canal de Neufossé, en effet il été impossible pour les bateaux de franchir le dénivelé de 13,13 mètres qui sépare l’Aa de la Lys.

Imaginé par les ingénieurs Bertin et Edwin Clark, l’ascenseur à fonctionnement hydraulique était composé de deux sas d’eau qui s’équilibraient l’un l’autre et qui pouvait ainsi monter et descendre les péniches. C’est durant l’année 1967 que le dernier bateau passe par l’ascenseur. Classé Monument Historique en 2014, le site a échapper à la démolition douze ans après sa cessation d’activité, grâce à une association Arquoise.

Maintenant visitable, le musée comprend 3 salles (une salle d’exposition, la forge et la salle de vidéo, et l’atelier de réparation) qui pourront ravir les curieux.

Ascenseur

L'Abbaye St Paul

50 rue de l'Ecole
62219 Wisques (17 km)

Située dans le petit village de Wisques à 7 kilomètres de Saint-Omer, l’Abbaye Saint-Paul offre la possibilité d’une visite des plus intéressantes, tant au niveau historique qu’architecturale. L’Abbaye, aussi surnommée “le grand château” à été construite sur le site de l’ancien château de Wisques, édifié après la guerre de 100 ans. De cette époque, il ne reste que le donjon, couronné de deux tourelles et quatre tours (fin du 15ème siècle), une petite cour à l’ouest et la grosse tour Saint-Bertin (début 15ème). Le bâtiment sera complété ensuite au 18ème siècle par un logis et un porche tout à fait caractéristiques du pays. La confrérie bénédictine s’y installe au 19ème siècle. En 1930, on ajoutera une série d’éléments modernes.

Le “poète de la brique”, Dom Bello, architecte de Hollande, très influencé par l’école d’Amsterdam, y ajoute un cloître et un réfectoire aux proportions élégantes, jouant finement sur les matériaux de construction. Joseph Philippe complétera l’ensemble avec une chapelle (en 1957) puis une hôtellerie (en 1968). D’abord prévue pour être une bibliothèque monastique, la chapelle de Joseph Philippe est admirable pour son chœur, abritant un magnifique drapé de briques.

Outre des visites guidées, il est possible de profiter des céramiques confectionnées par les moines et commercialisées dans la boutique située près de la poterie. Enfin, il est possible d’assister à des messes en grégorien.

L'abbaye Saint-Paul de Wisques, Via Francigena

La Cathédrale Notre Dame

5 Enclos Notre Dame
62500 Saint-Omer (18 km)

Cette ancienne collégiale dédiée à Saint-Omer devint cathédrale en 1561.
Classée monument historique depuis 1840, cette cathédrale est en forme de croix latine. Elle mesure 105 mètres de long, 51 mètres de large et 22.9 mètres de haut sous la voûte. Il s’agit sûrement du plus beau monument gothique intact du Nord de la France.

La Cathédrale de Saint Omer offre un vaste aperçu de l’art gothique et de son évolution.

En pénétrant dans celle-ci, vous pourrez admirer des nefs datant des XIVème et XVème siècles, ou encore différentes œuvres d’arts telles que le buffet d’orgues de 1717, chef d‘œuvre des frères Piette, considéré comme le plus beau et le plus original de sa génération. Autre chef d‘œuvre de la Basilique Notre-Dame, l’horloge astronomique, datant de la moitié du XVIème siècle. Pour ce qui est des œuvres funéraires, vous pourrez admirer le tombeau de Saint Omer (XIIIème siècle) ou encore celui de Saint Erckembode (abbé de Saint Bertin), très vénéré pour ses guérisons d’enfants, ce qui explique le nombre de petites paires de chaussures disposées sur le tombeau.

Une multitude de petites chapelles placées autour de la nef suscitent également l’intérêt. La descente de croix datant de 1620 est la cinquième et dernière descente de croix de Rubens. Cette œuvre exprime le génie de l’artiste. La statue de Notre Dame des Miracles est dressée au milieu d’un retable de bois doré, situé dans le transept Sud de la cathédrale. Enfin, vous remarquerez la présence de gravures sur les dalles illustrant divers éléments tels que les signes du zodiaques ou encore les métiers.

Notre Dame in Saint-Omer

Le Musée de l'Hotel Sandelin

14 rue Carnot
62500 Saint-Omer (18 km)

L’hôtel du XVIII ème siècle bâti en pierre de marquise a été édifié en 1776 par la Comtesse de Fruges. Acheté par la ville en 1899, l’hôtel, de style classique, crée son musée et l’inaugure en 1904.

Il se compose de trois thématiques, les Beaux Arts, l’Histoire et la Céramique et présente des collections très variées du 11e au 19e siècle réparties dans 21 salles.

Au rez-de-chaussée, les salles d’époque vous feront revivre les 16e, 17e et 18e siècles au travers d‘œuvres picturales. Vous pourrez découvrir toute la richesse du siècle des Lumières dont la prestigieuse collection du Teil Chaix d’Est Ange, offerte au musée en 1921 et 1933. Vous y trouverez également les vestiges des fouilles de la Cathédrale Notre Dame et de l’Abbaye St Bertin, ainsi qu’une collection de 2000 pipes en terre cuite provenant de la fabrique Duménilleurs. Pour les passionnés d’histoire, une salle d’archéologie, d’armes de préhistoire est également présente.

Ce lieu de charme, restauré et remeublé selon l’époque, est accessibles aux personnes à mobilité réduite et propose également des ateliers pour enfants.

Musee Sandelin, Saint-Omer

Les Ruines de l'Abbaye Saint-Bertin

Rue St Bertin
62500 Saint-Omer (18 km)

En l’an 640, un oratoire est édifié dans le haut de la ville de St Omer, pour être par la suite, transféré en bas. Dès son arrivée, Bertin juge l’oratoire trop étroit et fait construire un monastère, le bâtiment définit fût ainsi édifié de 1326 à 1520.
Dès lors, le monastère accueille un grand nombre de personnages illustres ; ainsi, en 1395, Charles VI y résida quelques jours, puis se succédèrent d’autres visiteurs, tels que Charles Quint ou encore Louis XIV. Vers la fin du 18è siècle, les moines sont expulsés de l’abbaye, les bâtiments, vendus à des particuliers, sont vite abandonnés.

En 1830, le monastère est démoli, seule subsiste la tour. Lors de la Seconde Guerre Mondiale, un obus tombe sur le contrefort gauche entraînant sa démolition. Suite à cela, la tour s’écroule et il ne reste plus de l’abbaye que des ruines.

Cet édifice, témoignage du style gothique, fût un des rares monuments avec de telles dimensions à être entrepris à l’époque. Ses mesures sont colossales : la longueur totale est de 120 m, largeur avec transept : 45 m ; hauteur de la tour : 58 m ; largeur de la nef : 23 m ; et hauteur sous voûte : 28 m.

En face de l’abbaye, classée monument historique en 1840, on y trouve une statue en provenance des jardins de Versailles, installée dans la seconde moitié du 19è siècle, celle de l’abbé Suger, mettant en valeur les ruines du monastère.

Abbaye Saint-Bertin... Saint-Omer