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Du 27mars au 3 octobre 2010, la Maison de la Faïence présente plus d'une centaine de lampes Berger. Contrairement à ce que l'on peut penser, ces lampes n'ont pas pour fonction d'éclairer. Il s'agit ici de diffuseurs de parfum d'intérieur qui assainissent et désodorisent l'air.
Le Cercle des Collectionneurs de Lampes Berger a permis de réunir pour la première fois les lampes en porcelaine fabriquées à Desvres par les établissements Gabriel Fourmaintraux entre 1925 et 1936. Ces lampes sont très recherchées pour la variété de leurs formes et de leurs décors. Cette exposition est l'occasion de montrer une fois de plus que les faïenciers Desvrois ont travaillé avec les plus grands, et c'est aussi tout l'univers des Lampes Berger qui est mis à l'honneur.
L'EXPOSITION L'exposition réalisée en collaboration avec la Cercle des Collectionneurs de Lampes Berger présente plus d'une centaine de pièces. La Maison de la Faïence met à l'honneur des lampes en porcelaine fabriquées à Desvres entre 1927 et 1936 par les Etablissements Gabriel Fourmaintraux. Il s'agit de souligner la grande diversité des formes et des décors de cette production. Ces lampes numérotées et signées GF dans un soleil suscitent beaucoup d'intérêt chez les collectionneurs. Cette exposition met en lumière à travers la collection des lampes Berger, tout le savoir-faire des établissements Gabriel Fourmaintraux en matière de porcelaine décorée à la main. C'est aussi l'occasion de présenter tout l'univers des lampes Berger qui a su valoriser le beau, l'esthétique en faisant appel à de grands artistes et stylistes.
BREF HISTORIQUE DES LAMPES BERGER En 1898, Maurice Berger dépose un brevet pour sa lampe à combustion catalytique inspirée des travaux de Justus von Liebig et Charles Gerhard. Cette lampe Berger chasse les mauvaises odeurs et désinfecte l'air. Ses vertus hygiénistes sont utilisées dans les hôpitaux, les dispensaires, morgues ou certaines usines. Compte tenu de son utilisation, l'objet revêt alors une forme simple et sobre. A partir des années 20, la lampe connaît un fort développement notamment avec l'arrivé d'un nouveau dirigeant M. Jean-jacques Faillot. Celui-ci va multiplier les modèles et jouer sur l'esthétique de la lampe en faisant appel à de nombreux artistes. La lampe Berger devient un objet de luxe qui s'invite dans les salons bourgeois. Les lampes, devenues de vrais objets décoratifs, gardent leur fonction première : assainir l'air. On peut lire sur les publicités : « la lampe Berger détruit les odeurs de tabac ». En parallèle des modèles de luxe, une gamme plus abordable est également lancée, la société Berger connaît son âge d'or. Colette, Cocteau, Jean Marais en font d'ailleurs une bonne publicité. Mais la seconde guerre mondiale vient stopper ce développement. En 1947, l'aventure redémarre avec de nouveaux modèles en porcelaine et en faïence très prisés à l'époque. Dans les années 50, il faut répondre à une demande croissante et l'artisanat laisse place à des produits manufacturés fabriqués à moindre coût. En 1973, Marcel Auvray prend la tête d'une société qui s'essouffle. Il lance alors une nouvelle gamme très particulière mais qui ne connaît pas un grand succès. Ce n'est que quelques années plus tard que la société Berger fait appel à des artistes reconnus et lance une collection haut de gamme. Aujourd'hui, les lampes Berger continuent d'inspirer les plus grands stylistes, certaines créations étant de véritables objets d'art.
Du 27 mars au 3 octobre 2010 Ouvert tous les jours sauf le lundi Fermé le dimanche matin Fériés : ouvert l'après midi, fermé le 14 juillet De 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h30
Rédigé le 10 mai 2010 par Lydie
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