Côte d'opale

Les années 68 et la question de l'art engagé

Jusqu'au

Un riche programme vous a été concocté et promet une journée riche en débats, en échanges avec des intervenants venus de tous horizons (universitaires, artistes, journaliste, écrivains...) qui tenteront de répondre aux questions suivantes : qu'est-ce que l'art engagé ? Que signifie l'engagement de l'artiste ?

Qu'est-ce que l'art engagé ? Qu'est-ce que l'engagement de l'artiste ? L'exposition «les années 68» a, dans une première séquence consacrée à Mai 68 et à l'actualité politique internationale de l'époque, interrogé le rapport des artistes au politique. C'est ensuite la question de leur rapport à la société avec l'émergence de nouvelles formes et mouvements artistiques comme la Beat Generation, l'art psychédélique, le Free jazz qui a été posée. L'exposition s'achève sur un troisième temps haut en couleurs, présenté jusqu'au 8 avril et consacré au design. Cette dernière séquence interroge le statut de l'objet, témoin d'un nouveau mode de vie. Le séminaire « Les années 68 et la question de l'art engagé » prolongera le propos de l'exposition et ouvrira le champ des interrogations pour tenter de donner quelques réponses aux questions suivantes : Qu'est-ce que l'art engagé ? Que signifie l'engagement de l'artiste ? L'art et l'artiste sont toujours engagés, direz-vous. Il semble intéressant d'envisager ces questions au regard de l'engagement des artistes face aux événements et au fonctionnement politique du monde mais également, dans le lien tendu que ces artistes entretiennent avec la « société », ses fonctionnements, ses organisations, ses excès… « L'art est ce qui rend la vie plus intéressante que l'art ». Cette formule de Robert Filliou interroge simplement et essentiellement l'artiste, le rôle qu'il peut ou doit jouer dans la société, cet endroit où se croisent le politique et l'esthétique, le politique et le poétique. 68 a cristallisé ces problématiques et permis d'en interroger les limites ; l'incidence du politique sur l'esthétique et réciproquement ; la notion d'individu et de collectif ; l'engagement du créateur et l'émancipation du regardeur… « Où en sommes-nous avec la tradition de l'art critique et avec le désir de mettre l'art dans la vie ? », disait Jacques Rancière. Il convient donc, à la lumière de l'exposition et des artistes qui y figurent, de réfléchir à ce moment d'histoire pour comprendre les moteurs de la création dans une période de crise ; la part de militantisme dans le geste et/ou la posture artistique ; l'influence du contexte dans les choix de l'artiste ; l'héritage produit, son actualité et ses ets sur la société contemporaine et la création du même nom.

4.50 € tarif plein / 3.00 € tarif réduit / 1.50 € 18-25 ans Richard Schotte - Département Art et Médiation 03.28.66.99.44

Rédigé le 25 janvier 2012 par Enguerrand

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Image illustrant Les années 68 et la question de l'art engagé
Ajouter à mon calendrier Les années 68 et la question de l%27art engagé9509/02/201210/02/2012trueQu%27est-ce que l%27art engagé ? Qu%27est-ce que l%27engagement de l%27artiste ? L%27exposition «les années 68» a, dans une première séquence consacrée à Mai 68 et à l%27actualité politique internationale de l%27époque, interrogé le rapport des artistes au politique. C%27est ensuite la question de leur rapport à la société avec l%27émergence de nouvelles formes et mouvements artistiques comme la Beat Generation, l%27art psychédélique, le Free jazz qui a été posée. L%27exposition s%27achève sur un troisième temps haut en couleurs, présenté jusqu%27au 8 avril et consacré au design. Cette dernière séquence interroge le statut de l%27objet, témoin d%27un nouveau mode de vie. Le séminaire « Les années 68 et la question de l%27art engagé » prolongera le propos de l%27exposition et ouvrira le champ des interrogations pour tenter de donner quelques réponses aux questions suivantes : Qu%27est-ce que l%27art engagé ? Que signifie l%27engagement de l%27artiste ? L%27art et l%27artiste sont toujours engagés, direz-vous. Il semble intéressant d%27envisager ces questions au regard de l%27engagement des artistes face aux événements et au fonctionnement politique du monde mais également, dans le lien tendu que ces artistes entretiennent avec la « société », ses fonctionnements, ses organisations, ses excès… « L%27art est ce qui rend la vie plus intéressante que l%27art ». Cette formule de Robert Filliou interroge simplement et essentiellement l%27artiste, le rôle qu%27il peut ou doit jouer dans la société, cet endroit où se croisent le politique et l%27esthétique, le politique et le poétique. 68 a cristallisé ces problématiques et permis d%27en interroger les limites ; l%27incidence du politique sur l%27esthétique et réciproquement ; la notion d%27individu et de collectif ; l%27engagement du créateur et l%27émancipation du regardeur… « Où en sommes-nous avec la tradition de l%27art critique et avec le désir de mettre l%27art dans la vie ? », disait Jacques Rancière. Il convient donc, à la lumière de l%27exposition et des artistes qui y figurent, de réfléchir à ce moment d%27histoire pour comprendre les moteurs de la création dans une période de crise ; la part de militantisme dans le geste et/ou la posture artistique ; l%27influence du contexte dans les choix de l%27artiste ; l%27héritage produit, son actualité et ses ets sur la société contemporaine et la création du même nom.Dunkerque

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